Avis aux lecteurs de cette page !!!!!!!!
Ce texte n’est pas de moi et, je n’en connais pas l’auteur. Celui-ci est distribué par la Société Lémanique de Course de Lévrier (SLCL). Cette société exploite le cynodrome de Versoix, près de Genève en Suisse.
Si l’auteur reconnait son texte, je le prie instamment de m’avertir que je puisse lui en donner la paternité.
Ce texte est là, comme source d’information uniquement. Je décline toute responsabilité quand à l’usage qu’il en est fait.
Autre chose. L’entraînement d’un Barzoï ne doit pas commencer avant l’âge de 18 mois. Avant, se serait lui faire du mal, car il est encore en pleine croissance. Bonne lecture.

L’ENTRAINEMENT du LEVRIER
pour la COURSE sur CYNODROME

“Autant de têtes, autant d’avis”, tel est le dicton populaire le mieux adapté au sujet, d’autant mieux même que dans les milieux de courses de lévriers, nous touchons à plusieurs races.

La discussion ne porte pas sur la seule question de savoir si le même entraînement est valable pour toutes les races de lévriers, mais encore de savoir si un entraînement identique permet d’obtenir des résultats semblables sur chaque sujet.

GENERALITES

En matière de conseil d’entraînement, la réserve est de règle car la condition physique, la résistance, le caractère de chaque lévrier entrent en ligne de compte.

Ces propos sont basés sur l’expérience acquise en courses. Le lecteur doit donc interpréter par rapport à chaque cas particulier et n’en retenir que ce qui lui semble bon et utile.

Il existe cependant une règle générale absolue:
l’entraînement ne peut concerner qu’un lévrier en parfaite santé et dont les capacités de résistance à l’effort sont normales.

Le lévrier est un chien d’utilité, de compagnie, mais il est aussi un athlète.

HEREDITE

Pour parler de l’entraînement, il faut donc, au préalable, citer quelques remarques générales qui sont, en fait, les conditions minima requises pour qu’un lévrier puisse s’astreindre à une préparation physique intensive, sans préjudice pour sa santé, au contraire.

La première des conditions concerne le chiot qui n’est pas encore conçu; elle repose entièrement sur la responsabilité de l’éleveur.

Ligne de sang

L’éleveur doit savoir choisir parmi les lignes de sang, mais bien entendu il s’agit ci-après d’un point de vue “Courses” et présenter, en passant, quelques réflexions sur ce qui semble important pour que le lévrier soit capable, par la suite, de supporter en entraînement intensif.

Les éleveurs et les futurs propriétaires de lévriers devraient vouer attention aux lignes de sang, car les ascendants du chiot contiennent les facteurs déterminants, positifs ou négatifs, des sujets. Bien que le pedigree ne représente pas la panacée universelle, il donne cependant de précieuses indications.
Le manque de vitesse ne sera jamais compensé par l’entraînement si cette vitesse faisait déjà défaut aux ascendants. Le même raisonnement vaut aussi pour le caractère. L’ascendance ne donne pas de certitude, elle n’est qu’un guide intéressant. L’arbre généalogique ne fait pas le chien, en revanche le chien fait l’arbre généalogique.

Les chiens les plus rapides ne deviennent pas nécessairement les meilleurs reproducteurs pour l’élevage; le caractère et la résistance physique jouent un rôle important. L’élevage des chiens de courses repose sur le standard “Exposition”, mais l’amélioration des produits de cet élevage ne peut s’envisager qu’en simultanéité avec un bon entraînement.
Il n’en reste pas moins les combinaisons d’ascendance relèvent du domaine des éleveurs et nul ne saurait les codifier dans un règlement d’élevage.

Education du chiot

Le second point important pour un entraînement fructueux repose sur la manière d’élever le chiot.

En effet, inutile de parler d’entraînement pour un chiot, même s’il porte en lui toutes les qualités de son ascendance, si son éducation n’est ni consciente, ni compétente, car le défaut acquis dans sa première année ne pourra plus guère être corrigé par la suite. En revanche, les surprises désagréables sont pratiquement exclues si le chiot reçoit des soins compétents, une nourriture adéquate et s’il est élevé avec suffisamment de liberté de mouvements.

Combien de chiens a-t-on déjà vu sur un cynodrome être entraînés de manière identique pour constater que les plus beaux d’une nichée ne sont pas forcément les plus rapides. Or, les uns et les autres, au départ, ont reçu la même nourriture, les mêmes soins, le même entraînement et les résultats sont loin d’être similaires.
Il appartient à l’éleveur de conseiller le nouveau propriétaire quant à la façon d’aborder les premiers entraînements du jeune chiot; et c’est au propriétaire, ensuite, d’élargir ces bases, de les consolider.

Le bon entraînement ne débute pas lorsque le chiot a atteint sa première année. La préparation à l’entraînement commence déjà peu après sa naissance par une attention spéciale vouée à sa nourriture, point important pour la formation des futurs muscles qui auront à supporter l’entraînement.
Une bonne nourriture et beaucoup de liberté sont nécessaires à tout chiot avant son entraînement. A noter que bonne nourriture n’est pas synonyme de nourriture chère, ce serait même souvent le contraire, car la plupart des protéines, vitamines, etc. sont naturellement contenues dans la nourriture à l’état brut. On peut préférer la nourriture crue aux préparations toutes prêtes, aux conserves, etc. ; une étude à ce sujet mériterait d’être entreprise.

Sans approfondir davantage cette question de nourriture et d’élevage du jeune chiot qui sont des évidences pour tout éleveur, voici quelques exercices faciles.

ENTRAINEMENT

Premiers pas

Le terme de liberté pour un jeune chiot a été évoqué, ce qui ne veut pas dire qu’il soit impossible d’éduquer un bon chien de course dans un espace restreint.

La qualité des muscles du chiot n’est pas uniquement conditionnée par ses ascendants, mais bien aussi par ses possibilités de mouvements naturels.

Après quatre mois, il est nécessaire que le chiot soit lâché en liberté, régulièrement une fois par jour. A cet effet. un terrain clôturé est préférable, car il faut toujours compter avec le risque que le chiot s’échappe et se perde.
Sur ce terrain clôturé, ne pas lâcher tous les chiens ensemble et en même temps. N’en lâcher qu’un ou deux à la fois et, s’ils sont deux, bien veiller à ce qu’ils ne cherchent pas qu’à se gêner ou à se pourchasser.
La formation du caractère dépend d’éléments extérieurs, tels que fautes, erreurs du propriétaire par exemple.
Les chiens qui jouent en se prenant à la gorge perdront difficilement cette habitude et risquent d’y prendre plaisir.

Laissez donc ce chiot, seul ou accompagné d’un autre, et surveillez-le bien pour intervenir dès qu’il le faut. Lâcher des chiots exige une observation très attentive.

La liberté qui lui est accordée et dont il fait large usage n’est pas associée au sens de la mesure. Dès lors il faut veiller à ce que ses muscles ne soient pas surmenés au point que le chiot tombe de fatigue. Malgré l’attrait du spectacle, il faut savoir s’arrêter quand il est temps. A ce stade la responsabilité du propriétaire est engagée à plein car il doit être capable d’estimer quand le moment est venu de s’arrêter.

Etre peureux n est pas non plus bien bon. mais il faut se garder d’en surestimer le risque.
Pour nous, nos lévriers restent des compagnons que nous faisons courir en limitant les risques. Quel drame en effet si notre chiot ne peut plus courir à la suite d’un accident.

Second stade

A six mois, s’il est bien formé (restant bien entendu qu’il ne saurait s’agir d’un âge précis et qui serait le même pour tous), il est alors temps de l’intéresser à un leurre. Pas encore question de le mettre sur la piste pour la poursuite du leurre, ce qui n’est réservé qu’aux chiens adultes, parfaitement bien entraînés. Pour l’heure il ne s’agit que de lui mettre une peau de lapin sous le nez et de jouer avec lui, individuellement et qu’il conserve de l’intérêt à ce jeu. Puis, ensuite, cette peau est attachée à une ficelle et l’on fait en sorte que le chiot court après la ficelle, sans jamais la lui laisser attraper afin de bien lui donner l’impression qu’il s’agit d’une proie.
Il faut beaucoup de patience à ce jeu, mais c’est la seule méthode pour renforcer l’instinct de chasse du chiot et s assurer ainsi qu’il est bien ardent au lapin.

Les chiens, gêneurs en course, sont généralement des chiens sans ardeur suffisante au lapin car il est difficile, par la suite, de rendre de l’ardeur à un lévrier qui n’y a pas été habitué dès son plus jeune âge.

L’instinct de chasse, de course doit être influencé pendant qu’il en est encore temps. Le propriétaire du chiot prend à son compte le rôle de la mère en renforçant l’instinct de chasse par le fait d’attraper et de mordre la peau. Une autre possibilité consiste à lancer la peau aussi loin que possible et laisser les chiots s’en saisir ; le plus rapide l’emportera alors que les autres la poursuivront. Si l’ardeur au lapin est correcte, les autres chiots chercheront à s’emparer de la peau et non à poursuivre leurs compagnons de jeu.

La prudence et l’observation attentive sont de règle, car si un chiot ne cherche à poursuivre que celui qui détient la peau, et non pas la peau elle-même, il faut le retirer immédiatement du jeu.

Malgré les risques qu’il comporte, ce jeu favorise l’instinct naturel et procure aux chiots la joie de s’emparer de la peau.

Ce résultat atteint, il n’est pas encore temps d’accéder au cynodrome. Le chiot doit maintenant se faire des muscles capables de supporter l’entraînement.

Troisième stade

A ce stade, il n’est pas encore temps de lancer le chiot sur une piste, car à ce moment de sa vie, habitué à une liberté de mouvements, le chiot ne doit pas encore subir un entraînement le contraignant à ne courir que dans un seul sens prédéterminé.

Seule la course libre, en tous sens, permet le développement harmonieux des muscles. Dès lors le grand terrain clôturé est à nouveau recommandé pour éviter que le chiot ne s’échappe.
Pour le développement de ses muscles, le chiot doit courir tant à gauche qu’à droite. Ce développement est indispensable pour s’adapter par la suite à la piste, bien qu’elle ne tourne que dans un seul sens, car il y conservera alors et sa vitesse et son équilibre malgré les virages.

Si votre chien a de la peine à courir follement en grands cercles, il est vivement recommandé d’attacher une peau à une longue canne, puis de décrire avec cet appareil, d’abord des cercles petits, puis de plus en plus grands, sans jamais que le chien n’attrape la peau.

Bien entendu, au début, la vitesse ne doit pas être trop rapide et quelques tours effectués méritent ensuite une bonne pause avant qu’un nombre de tours similaire ne soient accomplis en sens inverse.

Dès que le chiot s’est habitué au jeu, il augmente sa vitesse de lui-même. Ne jamais oublier alors qu’un surmenage serait non seulement contraire mais encore traumatisant, ce qui est plus grave ; vous en êtes le seul meneur de jeu.

Après un certain temps, votre chien doit aller aussi vite dans un sens que dans l’autre, ceci jusqu’à l’âge de 12 mois environ. A ce moment, le jeu étant bien compris, la vitesse augmentée, les cercles peuvent encore être agrandis et la vitesse accélérée.

Le comportement du lévrier sera minutieusement et objectivement observé. En effet, si le jeu perd de l’intérêt pour lui, il convient de le laisser quelques jours à la maison, au repos. Si un chien a plus d’intérêt à jouer avec ses compagnons qu’à courir le lapin. il sera traité séparément.

La patience est de rigueur.

Le but de ces entraînements est le développement harmonieux des muscles et de l’ardeur au lapin. Les lévriers apprennent ainsi à bien se tenir dans les virages pour être ensuite à l’aise sur la piste de course.
Des muscles harmonieusement développés, des deux côtés du corps, assurent une bonne sécurité, une confiance en soi pour devenir de bons lévriers en course.
Un chien qui serait entraîné uniquement sur piste ne développerait que les muscles côté intérieur de la piste et s’exposerait plus tard à des déchirures musculaires ou à toutes autres blessures. Il ne serait pas en bonne condition physique et le propriétaire ne pourrait s’en prendre qu’à lui-même, ce serait dommageable pour le chien.

Des méthodes d’entraînement

Il y aura toujours différentes méthodes d’entraînement, ce qui provoque une discussion sans fin ; en revanche des différences fondamentales entre elles sont rarissimes.
Toutes les méthodes proviennent de nos prédécesseurs et les différences éventuelles ne sont que la marque de la personnalité des entraîneurs.

Conseils généraux

Du début des entraînements et jusqu’à l’âge de 12 mois environ, deux choses essentielles sont à retenir

- ne pas perdre patience trop vite
- penser que le chien apprend à connaître le déroulement d’une course pour courir proprement avec des concurrents

Ménager des temps de repos au lévrier qui ne comprend pas immédiatement nos volontés est préférable à la saturation et au surmenage par les entraînements.


Courir seul, telle est la qualité première de tout futur lévrier de course. Malheureusement cet exercice n’est que trop peu pratiqué.
Si un lévrier démontre que la piste ne lui convient pas, malgré différents essais, à différentes époques, le repos est le seul conseil utile. Puis ne l’entraîner à nouveau sur piste que s’il court seul.
Le propriétaire ne doit être ni triste, ni jaloux si son lévrier effectue quelques parcours seul, plutôt que de gâter d’autres concurrents, voire même gâcher le plaisir des autres propriétaires.

La piste de cynodrome

Ne conduire un lévrier sur piste qu’après une préparation physique correcte, sans trop exiger de lui, en une seule fois, dans des conditions qui lui sont nouvelles et dans un environnement différent. En revanche, ne pas attendre pour le faire partir des boîtes, avec sa muselière.

La sûreté et la propreté de ses courses d’essai doivent passer bien avant la vitesse. A ce moment la vitesse n’est d’ailleurs pas souhaitée, car elle ne dépend que de sa préparation et condition physique.

Avant d’entrer la première fois dans les boites de départ, il est nécessaire, au préalable, d’habituer son chien au fonctionnement et au bruit des boîtes. Dans un premier temps, les portes d’entrée et de sortie de la boîte sont laissées grandes ouvertes et, avec l’aide d’une autre personne qui pose calmement le lévrier devant la boîte ouverte, son propriétaire l’appelle du côté de la sortie. Ces essais sont à effectuer quelques fois, puis, dans un second temps, toujours dans le plus grand calme, la porte avant est fermée et sur appel du propriétaire, ouverture de la grille de départ. Dès que le lévrier passe sans crainte la boite avec ouverture de la grille, les essais se terminent avec boite fermée.

Il est important que le lévrier ait toujours une bonne vision du leurre lorsqu’il sort les premières fois des boîtes de départ.
Pour courir en groupe, le choix de chiens lents, sûrs, si possible plus âgés, est de loin bien meilleur, sans écarter pour autant la possibilité d’utiliser un autre jeune chien pour autant que dernier soit sûr.

En revanche, faire courir de jeunes chiens, en début de carrière, avec des chiens peu sûrs est une hérésie qu’il faut condamner, car les jeunes chiens doivent apprendre à gagner proprement.
Il est important de bien surveiller le moment où le jeune chien tourne normalement sur piste, sans jouer, car c’est à ce moment qu’il faut lui éviter les carambolages, les bousculades, les attaques.

En résumé donc, les premiers tours accompagnés, seront effectués avec un chien expérimenté, car à ce moment, n'en ne convient mieux au jeune, pour l’accomplissement de son caractère, de savoir qu’il peut être plus rapide qu’un autre.

Dès que sa vitesse et sa volonté s’améliorent, alors il est temps de l’inclure dans un peloton de chiens rapides et de s’occuper réellement de la compétition.

Dès les 4 mois révolus, si son entraînement s’est accompli harmonieusement et régulièrement jusqu’à 12 mois bien sonnés, avec une attention toute particulière au développement musculaire bien proportionné, l’entraînement sportif va pouvoir être entrepris, prudemment toujours. jusqu’à l’âge de 24 mois environ, âge auquel il est admis que le chien, le mâle en particulier, atteint l’âge adulte donc son développement définitif.

L’adulte et son entraînement sportif

Dès l’âge de 13/18 mois environ, il est possible d’affirmer que le lévrier est devenu adulte et peut supporter un entraînement sportif poussé.

Notre système de courses exige que nos chiens supportent 3 manches dans une même journée et, malgré tout, être rapides aux finales.
La base de nos entraînements doit être la monotonie d’un travail assidu, et, dans cette monotonie, inventer du changement dans le travail, sans accroître encore la dureté de l’entraînement, qui sera constant, progressif pour atteindre son maximum en fonction d’observations constatées lors de résultats et de progrès obtenus.

Sans bien connaître son chien, il n’est guère possible de juger s’il convient d’accroître ou d’adoucir la sévérité de l’entraînement.
Un contrôle régulier du poids du chien à l’entraînement est un bon critère pour déterminer si le chien est, ou non, sur le bon chemin d’un entraînement qui lui convient.

Posséder son art et sa manière propre d’entraîner est une bénédiction dans notre sport ; en revanche refuser tout conseil n’est que fatuité prétentieuse au détriment du lévrier. L’entraînement intensif représente un travail très dur, le chien ne le supportera bien que si le maître fait preuve de connaissances, de compétence et de beaucoup d’amour.

Un entraîneur sans amour pour son lévrier, ne fait pas preuve de compréhension envers lui, se prive de succès auxquels il aurait pu légitimement prétendre dans d’autres conditions.

Vivre avec son chien et le bien connaître, tel est le résultat d’expériences pratiques.
Notre lévrier en courses continentales n’est pas à comparer avec ses collègues anglais perdus dans la masse de chiens de cynodrome. Le nôtre doit être observé dans le cadre de ses rapports avec son maître ; sans ces bons rapports, pas question de savoir si l’entraînement est trop dur ou trop léger ; on ne le remarque que lorsqu’il est trop tard.

Ce qui revient à dire que chaque chien est différent des autres et que ces différences sont à traiter individuellement lors de l’entraînement. Beaucoup d’intérêt, de compétence et d’amour permettent une observation attentive d’une condition physique qui, jour après jour, va conduire à des performances sur piste.

Maladie, accident

Il est utile de répéter que l’entraînement cesse immédiatement si la condition physique ne l’autorise plus.Avant que la convalescence ne soit complètement terminée, plus question d’entraînement. Un propriétaire qui ne comprendrait pas ce strict minimum est à mettre à l’index. Une chienne devrait attendre 3 mois minimum après ses chaleurs avant de courir à nouveau sur cynodrome. Le propriétaire qui n’est pas capable d’attendre cet intervalle n’est qu’un égoïste qui sacrifie la condition physique de sa chienne au seul profit de son obscurantisme.

Méthode d’entraînement

L’entraînement comprend principalement de bonnes marches journalières, à un très bon pas, qui débutera par 15 minutes, pour monter progressivement à 1 heure, au fur et à mesure, de l’amélioration de la forme physique. Puis, sans intervalle de repos, sur un terrain permettant d’ obtenir une longueur en ligne droite de 150 à 200 mètres environ, effectuer quelques parcours, dont le nombre dépendra étroitement de la condition physique du chien.

Au début de saison quelques parcours par semaine, soit marches courtes et peu de sprints, puis progressivement l’entraînement se durcira pour atteindre 6 à 7 départs dans la semaine, mais, jamais sur le cynodrome pour éviter le risque de blessures, spécialement dans les virages. L’idéal de ces pistes d’entraînement, serait de les créer sur du sable, car le sable exige, par sa souplesse, plus de puissance de la part du chien, d’autant que le cynodrome ne me semble pas le meilleur emplacement pour l’entraînement.

L’entraînement n’est pas trop dur s’il a été régulier. progressif et surtout toujours bien surveillé avec grande attention.

Les bons résultats ne s’obtiennent que par un travail acharné.

Cadence de l’entraînement

Dès le début de la saison de courses, si le chien a couru le dimanche, il a droit à un repos complet le lundi. L’entraînement ne reprend que le mardi et mercredi, à plein, intensif. Il en est de même le jeudi, mais ce jour-là, en fin de journée il faut lui accorder en plus 1/4 d’heure de promenade de décontraction.

Le cycle est ainsi bouclé, car vendredi et samedi sont jours de repos en vue des courses du dimanche.
En pleine forme, régulièrement entraîné, chaque chien peut courir tous les 15 jours sans que sa condition n’en pâtisse et, à ce rythme, atteindre un grand âge.

Après chaque entraînement, chaque course, le chien doit être légèrement massé, examiné soigneusement sous toutes les coutures pour vérifier qu’il n’a nulle blessure aux pattes ou aux pieds.

La pharmacie de secours est indispensable, car les pattes du lévrier de course sont ce que sont les jambes à la ballerine. Les ongles seront coupés courts, toute partie inerte enlevée.

Pour quelques chiens, s’ils disposent d’un vaste enclos dans lequel ils prennent naturellement du mouvement, il est admissible de penser qu’ils maintiendront leur condition et leur résistance physique s’ils courent tous les 15 jours en courses officielles, ce qui revient à dire, que pour eux un entraînement spécial ne serait pas nécessaire. Seul le maître compétent peut en décider et l’on retrouve ainsi les bons rapports entre l’homme et le chien.

L’entraînement et son déroulement seront fonction des difficultés d’une course. Ne pas débuter la saison avec un entraînement intensif. Travailler avec mesure.

La forme

Chaque propriétaire de lévrier de course sait combien capricieuse est la forme, car elle n’a rien à voir ni avec la course, ni avec la condition physique. Elle est difficile à décrire, car elle va, elle vient, de manière inexplicable.

Quand le chien tient la forme, ses chronos sur piste s’améliorent de quelques centièmes de secondes. Puis, sans que l’on sache s’il s’agit d’excès d’entraînement ou d’excès de repos, elle disparaît.

Elle est différente pour chaque chien, jamais la même pour tous.

Une condition physique de pleine forme peut être obtenue par un dur labeur avec n’importe quel chien en bonne santé et bien entraîné, mais, dur labeur n’est pas égal à pleine forme.
La pleine forme relève probablement de divers facteurs psychiques.

Le poids

La seule indication chiffrée connue en matière d’entraînement est celle donnée par la balance, car le poids de forme y sera indiqué.

Chaque individu, quel qu’il soit, a son “poids de forme” personnel, difficile à déterminer, il n’en est pas moins indispensable de le connaître, même s’il n’existe pas d’autres méthodes que celle de procéder par tâtonnements successifs.

Dès que ce poids de forme est connu, on sait qu’une centaine de grammes en plus ou en moins le jour de la course fait que le chien entre en finale ou non.

Le poids de forme est maintenu par un heureux dosage entre la nourriture et l’entraînement. La nourriture, pesée, sera dosée en fonction de l’entraînement, selon que ce dernier est léger ou poussé.

Si le chien est trop lourd, il ne suffit pas simplement de lui réduire sa quantité de nourriture mais bien d’équilibrer nourriture et entraînement.

Mais si le chien perd du poids, ce peut être signe de surmenage ou de maladie ; il doit être surveiller de près, voire de consulter le vétérinaire.

La nourriture

La nourriture et l’entraînement en saison de courses sont les passages obligés pour tout progrès et notons en passant la somme d’efforts qu’un lévrier supporte allégrement.

La viande, crue autant que possible, en sera le plat principal. La quantité et la qualité de la nourriture sont fixés par le lévrier lui-même. En effet, en plein entraînement intensif, il doit garder son poids de forme.

Par exemple de grands whippets mâles se satisfont, en période de pleine forme. d’environ 200 grammes de viande crue par jour, alors que pour d’autres, 600 grammes suffisent à peine.
En plus de la viande crue ne pas omettre une tranche de pain noir sec, des légumes, une tasse de lait, de la chaux, de l’huile de foie de morue, de la levure et des vitamines, ou alors, une nourriture spéciale pour chiens sans oublier l’eau fraîche toujours à disposition.

Les repas doivent être très soigneusement préparés et donner au lévrier de courses tout ce qu’il demande. En particulier en saison de courses. la nourriture doit être telle qu’elle permette la régénérescence rapide des cellules consommées au travail. Pour une condition de pleine forme le cycle destruction-reconstruction des cellules doit être rapide et fréquent.
En pleine forme, le lévrier de course peut perdre entre 1/2 livre et 1 kilo, (selon la race du lévrier) mais plus il est en forme, moins il doit perdre le jour d’une course officielle. Le lundi étant jour de repos, le mardi jour d’entraînement intensif, mais après ces 48 heures le chien doit avoir récupéré son poids du jour de la course, avant sa première manche. Il n’est pas recommandable de s’en remettre à l’oeil pour jauger le poids de son chien.

Le propriétaire d’un lévrier de courses doit connaître ce qu’est une alimentation moderne et continuellement se tenir au courant. Ces connaissances sont à encourager ; elles garantissent longue vie au lévrier.

Encore un conseil général : Ne pas craindre un peu de graisse dans la nourriture. Un corps qui brûle beaucoup, consomme beaucoup ; il requiert donc un peu de graisse dans sa viande. Un peu de graisse n’est pas à craindre, même à la veille de courses importantes.

Repos

Le lévrier de course n’est pas une machine qui reste en pleine forme, sans pépins, de mars à fin octobre. La grande forme doit être atteinte pour l’objectif fixée dans la saison.

Dès que les grandes courses sont passées, laisser un peu de repos à son chien. Un chien qui a su être en forme au bon moment pour devenir champion, n’est nullement déshonoré s’il ne gagne pas les courses de fin de saison. En revanche, c’est une véritable honte si le propriétaire n’est pas capable de l’admettre.
Il est de notoriété publique que des lévriers qui avaient décroché le titre officiel ont souvent perdu la revanche. Le plaisir d’avoir son chien en course sur plusieurs saisons mérite bien ce sacrifice.

Une période de repos par an est suffisante.

La chienne est prédéterminée par la nature. Mais on peut maintenir cette chienne en bonne condition en la faisant bénéficier d’un entraînement léger pendant ses chaleurs.

Les mâles seront au repos dès la fin de l’année civile et ne reprendront l’entraînement qu’en mars. Ils supporteront sans mal, surtout les jeunes, la légère surcharge pondérale avec une digestion ralentie, ce qui est négligeable puisqu’ils sont au repos.

En hiver le lévrier disposera d’un parcours assez grand pour ses ébats ou alors bénéficiera de promenades décontractées..

Le début de saison

Au printemps le poids doit redevenir normal, le lévrier perdra le surpoids qu’il a pris pendant l’hiver. Cette cure est incluse dans le programme d’entraînement.

Attention, pas question de réduire les rations seulement. Le propriétaire qui ferait subir à son lévrier une cure rapide d’amaigrissement sur un petit nombre de semaines détruirait irrémédiablement cette merveille d’équilibre qu’est l’anatomie d’un lévrier. Il s’agit de combiner harmonieusement la nourriture et l’entraînement régulier et progressif.

Il convient de le répéter : au repos, à l’entraînement, en courses, après chaque sortie, le lévrier doit toujours être examiné minutieusement, car il peut être sujet à des petites plaies ou blessures.

Des massages journaliers, aussi bien après le travail que les jours de repos (de préférence le matin) sont à considérer comme une nécessité. La bonne circulation du sang sous la peau est aussi à surveiller de près.
Après la promenade de décontraction du jeudi soir, le repos doit être absolu les vendredi et samedi. Le samedi soir il est bon de pouvoir lâcher librement son chien pendant une dizaine de minutes, pour qu’il puisse bien se décontracter. Le même résultat peut être obtenu par une promenade tranquille, ou même par un léger massage. En tous cas, éviter tout effort au chien qui doit se réserver pour le dimanche, là votre lévrier doit être le plus rapide à la finale.

En règle générale les lévriers mangent vers 17 ou 18 heures, mais les veilles de courses vers 18 heures au plus tard ; en principe il ne se nourrit qu’une fois par jour, exception faite pour le jeune chien.

Le jour des courses

Tôt le matin du jour de courses, le chien peut recevoir une légère collation. Immédiatement après chaque manche, la promenade de décontraction, puis, lui donner à boire. Avant la finale, massage à l’huile spéciale, ce qui est un bon moyen pour maintenir la souplesse des muscles des représentants rapides que sont tous les lévriers.

Le doping, dont on parle beaucoup, est une hérésie pour tout amateur de courses de lévriers.

Est-ce à dire que par un entraînement intensif, un lévrier rapide est sûr et certain de gagner ? bien évidemment non. Même si les moyens nécessaires à une victoire, en particulier la vitesse, ont été réunis, il faut encore compter avec l’expérience et l’intelligence en course, le psychique, les soins juste avant la course, la forme du jour et surtout ne pas oublier la part de chance.

Tous ces éléments jouent leur rôle à plein et c’est ce qui rend notre sport passionnant, même si pour beaucoup d’entre nous nos nerfs sont mis à très forte contribution.

CONCLUSIONS

Il est à souhaiter que ces connaissances, tirées d’expériences vécues militent en faveur d’un entraînement bien compris, intensif et régulier ; cet entraînement est bénéfique à la santé du lévrier auquel il est demandé des efforts physiques élevés.

Terminons ce propos par quelques citations d’entraîneurs connus, citations éloquentes par elles-mêmes


- les fausses théories et les mauvais traitements ont suffisamment détruit de bons chiens pour qu’enfin ce massacre journalier cesse.
- pratiquer l’entraînement la tête dans un sac, simplement pour respecter une consigne sans observer son chien, crée un fossé entre la nature et nous, tout en enlevant au lévrier sa joie de courir. Or, sans joie pas de victoire.
- l’entraînement doit être total, accompli avec toute son âme, tout son coeur, toute son intelligence, sans réserve et de manière constante, compétente. Conduire un chien aux sommets, parmi les meilleurs, exige une volonté ferme pour décrocher le succès. Les demi-mesures n’appartiennent pas à notre sport.
- un caractère vivant ne doit pas être brimé au point de transformer le chien en une machine. Le changement, la joie sont les clés de l’entraînement. Le seul entraînement sur piste est donc de loin très insuffisant. Même si nos cynodromes ont été créés d’après la quintessence de nos connaissances, ils n’ont, en revanche, pas été créés pour remplacer les qualités naturelles et l’instinct du lévrier.
- ne jamais stimuler artificiellement l’appétit d’un chien. Son appétit est provoqué par la faim, laquelle est due aux efforts physiques produits.
- ne pas chercher à voir la fin de l’entraînement lorsqu’il débute. Le but est à se cacher à soi-même pour mieux se concentrer sur ce qui favorise, aujourd’hui, la forme et la condition de son lévrier.
- courir sur une distance donnée, c’est s’entraîner plusieurs fois sur cette distance.